Sep 16, 2012

Posted by in Estime de soi, Spiritualité | 2 Comments

Utilitarisme

le malRécemmement, j’ai publié un article sur les personnes qui sont nuisibles dans notre environnement et qu’on devrait éviter pour maintenir notre santé mentale. J’ai eu une question sur Facebook: Est-ce que ces personnes ne pourront pas nous être utiles dans l’avenir? À laquelle j’ai répondu qu’elles ne pourront jamais nous être utiles. Un autre fan a commenté que cette logique ressemblait plutôt à de l’utilitarisme.

Cela m’a fait reflechir et deux choses me viennent en tête. La première situation, c’est que ces deux personnes ont plutôt réagi à propos du commentaire que pour l’article, ce qui veut dire que sur Facebook les personnes ne se donnent pas le temps de lire ou que le message a mal passé. La deuxième, c’est que du point de vue spirituel, ces deux personnes ont raison.

Selon plusieurs religions, il y a toujours le bien et le mal qui cohabitent dans le même corps et dans la même tête. Le mal comme tel a sa raison d’être. On est dans un univers de contrastes, le froid et la chaleur, le bien et le mal, le jour et la nuit, etc.

Le mal a sa raison d’être, comme la nuit a sa raison d’exister. Il y a quelques années, j’ai regardé un documentaire où cela était expliqué. Selon le documentaire, les anciens égyptiens dans le temps des pyramides avaient très bien compris le processus d’apprentissage de l’être humain. L’histoire disait que la vie est un processus où l’être humain apprend à partir de ses erreurs, ce qui est tout-à-fait vrai, et que dans son processus, il passe par plusieurs étapes. Dans la première étape, il est cruel, il inflinge la douleur pour le plaisir et la seule chose qui lui importe, c’est lui même. Mais cette étape a un fin et l’être finit par se rendre compte de tout le mal qu’il a fait et devient conscient qu’il y a un autre chemin. Petit à petit, il comprend que ses actions ne sont pas les meilleures et qu’il ne trouvera jamais le bonheur avec une vie pareille. Les étapes sont multiples, mais à la fin, il se transforme en un être d’amour et finit par évoluer et s’approcher des dieux.

Le mal devient un maître qui forme l’être humain à partir de la douleur pour qu’il apprécie les bonnes choses de la vie et qu’il se transforme en un être de bien.

Selon le Bouddha, la voie de l’illumination c’est la voie du milieu. Pour échapper à la souffrance, il faut être toujour au milieu, le froid extrême et la chaleur extrême brulent tous les deux. Il faut prendre un regard detaché de la situation et laisser évoluer chacune des personnes qui sont autour de nous. Ne pas prendre partie et vivre notre vie comme une expérience unique.

De ce point de vue, oui, les personnes qui nous harcèlent au travail, à la maison, ont leur raison d’être et on pourrait les ignorer et les regarder comme quelque chose d’externe. Mais si on n’est pas capable d’y faire face, la meilleure façon c’est de ne pas être dans leur chemin. Du point de vue psychologique, un bourreau a besoin d’une victime et la victime a besoin de son bourreau. C’est à chacun d’entre nous de choisir si on veut jouer à la victime ou si on a de meilleures choses à faire avec notre vie.

Merci et à la prochaine.

Image: FreeDigitalPhotos.net

  1. bonjour Mauricio

    la situation que vous exposez est, je trouve, complexe. Le harceleur, ou esprit négatif, peut avoir un rôle révélateur de nos propres comportements, systèmes. Il peut nous permettre de prendre conscience du schéma de relation que nous mettons en oeuvre. Pour qu’il y ait bourreau, il faut une victime. Le triangle de Karpman est très instructif la-dessus. Le bourreau nous permettrait donc aussi de sortir de l’état de victime que nous adoptons peut-être systématiquement. De l’interaction que nous induisons. Je pense aussi à la logique du 1/3 inclus, qq cette personne nous apprend, en quoi cela nous dérange, est-ce qu’il n’y a pas opportunité là-dedans ?
    Voilà rapidement les réflexions qui me sont venues à la lecture de votre article.
    Bien Cordialement

  2. Mauricio Salazar says:

    Bonjour Christelle,
    La situation est certainement complexe et chaque cas est particulier. Selon mon expérience personnelle, le bourreau perd tout son pouvoir lorsque la victime le confronte avec la même force ou lorsque la victime s’eloigne et n’est plus disponible pour être blessée.